LinkedIn renforce son offre vidéo pour les annonceurs B2B avec deux nouveaux formats : BrandLink (pré-roll devant des créateurs premium) et le CTV ciblé par profil professionnel. Dans une interview publiée le 4 juin par VideoWeek, Davang Shah, VP Marketing de LinkedIn, a détaillé les nouveaux outils d’acquisition pour les professionnels du B2B. Décryptage…
BrandLink et CTV : ce que LinkedIn propose aux acheteurs média B2B
LinkedIn vient d’annoncer le lancement de BrandLink, un format pré-roll qui diffuse les publicités des annonceurs devant les vidéos de créateurs et d’éditeurs premium sélectionnés par la plateforme : BBC Studios, The Economist, Steven Bartlett, Allie K. Miller et Gary Vaynerchuk, entre autres. Les annonceurs associent ainsi leur marque à des voix reconnues dans leur secteur, dans un contexte où les tiers de confiance constituent un argument commercial majeur.
Pour toucher la même cible qualifiée en dehors de la plateforme, LinkedIn étend son ciblage par fonction, secteur et entreprise aux environnements de CTV (Connected TV), via des intégrations avec The Trade Desk et Amazon DSP. La télévision, historiquement « trop large » pour la plupart des marques B2B, devient exploitable dans la mesure où le ciblage repose sur le profil professionnel.
- Les publicités CTV diffusées via LinkedIn sont 1,4x plus efficientes (en coût) que la TV classique pour atteindre les audiences B2B ;
- En combinant LinkedIn et CTV, la portée sur cible B2B est 4,3x supérieure à celle de la TV classique ;
- LinkedIn a intégré ses données CTV dans The Trade Desk et Amazon DSP pour permettre aux acheteurs média de passer par leurs outils habituels ;
- 71 % des acheteurs B2B appartiennent aux générations Z et Millennial, des cohortes qui consomment la vidéo majoritairement en streaming.
Incarner la marque par des prises de position
Les vidéos B2B les plus performantes sur LinkedIn ont un point commun : elles sont portées par une personne identifiable qui prend position et qui ne cherche pas le consensus.
Davang Shah conseille aux marques de désigner des experts qui ont une certaine expérience terrain, sur laquelle ils s’appuient pour apporter une dose de subjectivité, raconter leurs réussites et leurs échecs et « se mouiller » sur les sujets relatifs à leur expertise. Pour lui, la qualité technique de la production n’est pas forcément corrélée à la performance de la vidéo.
Il recommande également de mobiliser le CEO, les dirigeants et les experts internes plutôt que de publier sur la page de l’entreprise.

