Depuis août 2026, les principaux éditeurs de chatbots IA intègrent un marquage invisible dans les contenus produits par leurs modèles, sous l’impulsion de l’article 50 de l’AI Act européen.
Une première étude portant sur des sites B2B a montré que les contenus qui portent ce marquage se positionnent moins bien sur Google et sont aussi moins souvent cités par les moteurs de réponse génératifs comme ChatGPT, Gemini et Claude.
Contenus IA et SEO : cinq positions d’écart entre les contenus marqués « IA » et les autres
Les contenus portant un marquage IA se positionnent en moyenne cinq places plus bas sur Google que les contenus produits sans IA, d’après une étude réalisée First Page Sage sur 1 682 contenus dans quatre secteurs d’activité (139 sites, du 2 au 10 août 2026) : position 11 contre position 6, soit l’écart entre la première et la deuxième page de résultats sur Google.
Sur l’ensemble de l’échantillon, 63 % des contenus avaient été générés à l’aide d’outils IA (Claude, Gemini et ChatGPT, entre autres) et portaient donc un marquage. Cet écart doit toutefois être nuancé par deux éléments :
- Google affirme encore aujourd’hui que l’usage de l’IA ne constitue pas en soi un critère de déclassement, et qu’il évalue la qualité du contenu indépendamment de son origine ;
- L’étude ne contrôle pas entièrement la variable « qualité », car les contenus IA publiés sans retouche tendent à être moins pertinents que ceux qui passent par un processus d’édition par l’humain.
Le marquage rend cependant mesurable un signal que les moteurs devaient auparavant estimer à partir de tics de formulation et de structures répétitives.
Les contenus rédigés par les chatbots sont… moins cités par les chatbots
Sur le même échantillon, First Page Sage a mesuré un taux de citation de 7 % pour les contenus marqués IA dans les moteurs de réponse type Google AI Overview, ChatGPT et Claude, contre 12 % pour les contenus non marqués.
Les moteurs génératifs tendent donc à écarter les sources qui portent la signature d’un autre modèle, vraisemblablement pour limiter le recyclage de leurs propres productions dans leurs réponses.
Pour les équipes qui misent sur la visibilité organique sur les moteurs de recherche (SEO) et les moteurs génératifs (GEO), le dernier trimestre 2024 connaître probablement des ajustements majeurs dans le processus de création de contenu :
- Utiliser l’IA pour la recherche, la structuration et les premiers jets, puis confier la finalisation à un expert métier qui apporte des données propriétaires, des cas clients et un point de vue ;
- Surveiller régulièrement comment ChatGPT, Claude, Gemini et Perplexity restituent la marque et l’offre, car le GEO devient un levier de visibilité complémentaire au SEO ;
- Maintenir un ratio élevé de contenus à forte valeur ajoutée humaine (études de cas chiffrées, analyses d’experts et retours d’expérience clients), qui forment le socle que les moteurs d’IA jugent « citable ».

